Atelier Culture science et technique - OUVERTURE D'UNE DISCUSSION SUR LE PROJET DE TRAVAIL !!!

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Débat sur l'organisation du travail - Propositions / Réponses

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Sylvie

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Claudine Vuillermet 31 Mai

Bonjour
Etant enseignante et ayant suivi un cursus d'études théâtrales, j'ai précisé dans un premier mail que je n'avais pas de compétences particulières sur le sujet. Surtout en sciences. Je fais partie de ces personnes qui sont dans le moule d'une culture très défaillante, quant à la culture scientifique. Il se trouve que je me suis intéressée au travaux de metteurs en scène de théâtre travaillant avec des scientifiques et cela a changé mon regard de spectatrice. 
Aussi j'aurais envie d'apporter ma modeste contribution sur des questions de méthode
Il me semble que l'articulation pourrait se construire tout simplement à partir de la définition du mot culture: "Développement de certaines facultés de l'esprit par certains exercices intellectuels appropriés. Ensemble des connaissances acquises qui permettent de développer le sens critique, le goût, le jugement." Cette définition très basique du petit Robert semble prendre en compte ce qui a été développé dans les nombreux mails que j'ai essayés de lire. Ma lecture n'ayant pas toujours été suffisamment approfondie. Je m'en excuse. Mais il se trouve que suite à cette définition sont nommées culture philosophique, littéraire,  scientifique, classique.
J'ai envie de poser différents questions
Les champs ont été de plus en plus séparés.
1 Même si on considérait cette séparation des champs comme cohérente, pourquoi le scientifique n'est-il plus considéré comme faisant partie de la culture?
2 Pourquoi lorsqu'on parle de culture, on sous entend toujours l'artisque?
3 Pourquoi lorsqu'on est dans une posture critique face à l'oeuvre d'art, c'est toujours aux sciences humaines qu'on se réfère comme méthode d'analyse critique?
Pour conclure, la méthode pourrait peut-être commencer par une analyse sémantique (désolée, je me réfère encore aux sciences humaines.) Ayant participé aux ateliers du Front de gauche pour la culture, je me souviens qu'un des ateliers était consacré à des questions de vocabulaire. Et bien il est surprenant que, dans cet atelier, on n'ait pas remarqué l'incohérence qu'il y avait à ne pas intégrer la culture scientifique . Cet atelier et le travail sans aucun doute très réfléchi qu'il a produit, n'a pas évité une brochure sur la culture, excluant la culture scientifique, alors qu'un des chapitres montre comment le travail de l'artiste peut être rapproché du travail  du chercheur.
Est-ce que partir de ces observations très primaires pourrait faire avancer les choses?



Janine Guespin 1er Juin

c'est vendredi dernier que Mari-Pierre Boursier et moi même avons lancé l'appel à constituer un groupe de travail, dans le cadre du front de gauche thématique sur la culture, pour une culture scientifique et technique.
Depuis une semaine donc, nous sommes une cinquantaine et des nouveaux nous rejoignent encore chaque jour. Une bonne trentaine d’entre nous a donné ses raisons de participer à cet atelier, et une dizaine d'entre nous participent activement à un débat préliminaire par e-mails, non organisé, et qui nous a permis de constater la diversité des personnalités, des approches, des préoccupations, et de commencer à approfondir certaines questions mais qui commence à devenir ingérable car très  foisonnant. La très grande quantité de mails décourage même déjà certains.

Sylvie Thoraval réfléchit à l'aspect matériel, sous forme d'un site (ou de pages d'un site du front de gauche), pour faciliter nos travaux, ce sera une grande amélioration.
Nous sommes trop pour envisager une rencontre sur skype, et trop dispersés géographiquement pour envisager une réunion, du moins avant les vacances.

Après avoir lu les interventions, voici ma proposition :

Donnons nous comme première tâche d'écrire un texte qui pourrait se présenter comme un chapitre du livre "quelle humanité voulons nous être", et que nous proposerions au front  thématique Culture, à charge à lui de le discuter et de le proposer au front de gauche. Ce format implique que le texte total ne devrait pas dépasser une douzaine de pages, soit deux pages environ par section. Le site pourra nous permettre de stocker des réflexions plus étoffées, s'il y a lieu.

je vous propose le plan ci-dessous (et ci-joint). Mais surtout, je propose que chaque section soit prise en charge par un groupe d’entre nous, qui communiquera uniquement en interne (les membres du groupe entre eux) jusqu’à ce qu'une proposition construite puisse être diffusée pour discussion sur toute la liste (et, j'espère d'ici là, sur le site).

naturellement
 1) Le plan peut être amélioré et des sections ajoutées ce qui doit faire l'objet d'un débat général préalable.
2) Chacun peut participer à autant de groupes qu'il le souhaite



Pour une politique culturelle englobant la culture scientifique et technique.
Nous pensons nécessaire une remise à plat du contenu et des contours de la politique culturelle parce que nous ne nous résignons pas à voir l'humanité condamnée à la servitude.
1.L'état des lieux.
1-1 La culture scientifique et la culture technique sont le plus souvent (dans les discours, les pratiques et les propositions) séparées de la notion généralement admise de « culture ».
Qu'appelle-t-on culture scientifique ? Doit on séparer les sciences de la nature et les sciences humaines. Quelle place pour les techniques ?
1-2 les causes de cette coupure.
Origine au 19e siècle,
Cette coupure a été maintenue par l'idéologie dominante capitaliste.
1-3 Les conséquences de cette coupure sur la société:
Sur l'émancipation de chacun, sur ses rapport au monde, sur les possibilités de chacun de s'enrichir des développements des concepts scientifiques.
Sur les rapports entre les arts,  les sciences, et les techniques
1-34 Les conséquences de cette coupure sur la culture scientifique elle même.
Quels rapports entre culture scientifique et technique et l'ensemble des connaissances scientifiques, et techniques
La culture scientifique est dramatiquement insuffisante.
1-45 Les conséquences de cette coupure sur les rapports entre science et société, science et démocratie citoyenne.
    2. Les propositions (à présenter au front de gauche).



Jean-Louis Comolli.
Je vous réponds directement puisque vous le suggérez. Je dois dire que je me sens légèrement exclu du débat en cours : vous vous efforcez de définir "culture scientifique" et "culture technique", dans leurs attenants divers, mais en en faisant des segments ou des banches ou des parties en les disant "séparés de la notion de culture généralement admise". C'est précisément cette "notion généralement admise" qui me pose problème et me semble devoir être déconstruite. Sinon, le terme de culture fonctionne comme un paravent, et du coup, culture scientifique et technique risquent de virer au gré de ce vent. Je souhaite donc travailler, comme vous le proposez, et c'est un bonne idée pratique, avec un petit groupe qui voudrait repenser, au-delà de la science et de la technique, la fonction, la pratique, la réalité, la condition de la culture aujourd'hui, où elle est en grande partie devenue marchandise et marchande. Dites-moi si vous imaginez si ce chapitre peut être pertinent dans votre démarche. Solidaire amitié,


Olivier Chantraine
je suis un peu mal à l'aise dans le système de têtes de chapitres proposés, notamment parce que j'ai un peu peur d'une problématique réductrice.
Mais en même temps, je me dis que les têtes de chapitre évolueront avec le travail.

Il me semble qu'il faudrait maintenir l'idée d'une relation entre la division capitaliste du travail et cette coupure, ainsi que celle d'une interrogation de la création de valeur dans les activités créatrices (aussi bien du domaine "scientifique et technique" que du domaine des pratiques artistiques, littéraires, ou relevant des "humanités" dans le cadre d'un système de marché ou d'un système d'appropriation collective, ou simplement démocratique.
Je ne vois pas bien dans quel chapitre cette idée se trouve.

Je ne suis pas sur que la coupure soit née au 19° siècle... Ce n'est pas parce qu'il y avait quelques génies décloisonnés auparavant, comme Léonard de Vinci, qu'il n'y avait pas une division sociale des champs de connaissance et de pratiques. Divisions en classes et castes, mais aussi division par sexe (entre ST et Humanités, mais aussi au sein des Humanités elles-mêmes, comme entre les différentes pratiques artistiques...)

Je me demande aussi s'il faut limiter la réflexion au monde qui a connu "la révolution industrielle" ou s'il faut envisager une focale géopolitique et interculturelle plus large...

Il me semble enfin qu'une réflexion sur la mondialisation capitaliste doit intégrer l'analyse de l'impérialisme culturel, aussi bien dans les domaines "mous" que dans les domaines "durs"...

Quoiqu'il en soit, en prenant les têtes de chapitres que tu proposes aujourd'hui, je crois que je m'inscrirai volontiers en 1-2 et 1-3.

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