Atelier Culture science et technique - OUVERTURE D'UNE DISCUSSION SUR LE PROJET DE TRAVAIL !!!

Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Les enjeux de l'atelier FdG-CST

Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 Les enjeux de l'atelier FdG-CST le Lun 29 Oct - 22:06

Réflexion sur les enjeux de l’Atelier FdG-CST
Par Patrick Banuls - Le 29 octobre 2012

N'ayant pas participé aux premiers échanges oraux initiaux de la mise en place de l'atelier, j'ai rédigé ce qui suit pour formuler comment j'appréhende le travail à venir de cet atelier, tel que je le comprends, dans le grand cadre des défis humains d'époque. Atelier dans lequel a priori je pourrais prendre part.

Le cadre général.
Les choix de vie, personnels et collectifs, sont largement conditionnés par les choix politiques. Pour avoir une vie vraiment humaine, il s’agit donc que ces choix soient issus du primat de «l’humain d’abord». Or le constat est que le pouvoir politique est inféodé au pouvoir économique. Et celui-ci est dicté par la primat du critère financier, au service d’oligarchies de «riches et puissants». Lesquelles oligarchies installent actuellement une ploutocratie, derrière le rideau de façade de la démocratie.
Le Front de gauche combat cette tendance lourde actuelle. C’est le combat de l’humain d’abord contre «l’humain, on verra après».

C’est dans sa participation à ce combat, que l’atelier «Front de Gauche - Culture Scientifique et Technique» prend place.

Devant le constat que les sciences et techniques sont devenues une technocratie au service du pouvoir de l’argent, il s’agit que la culture scientifique et technique s’intègre au sein de la culture en général, et contribue ainsi à (re-)mettre à sa plus juste place, au service de l’humain, la puissance des sciences et techniques.
Il est à remarquer que les apports des sciences humaines, notamment les savoirs et savoir-faire techniques de communication et d’influence des personnes, sont également utilisés au profit du pouvoir en place. Sans parler des savoirs économiques.
Ainsi se crée progressivement, dans le monde mondialisé, une culture universelle d’asservissement, loin de l’humain d’abord. Le travail de l’atelier voudrait oeuvrer aussi dans le cadre de cette dimension-là, internationaliste.


L’enjeu global de l’ouverture de la culture à la pensée scientifique et technique, est qu’il soit possible au peuple ainsi «cultivé», de peser sur les choix des options scientifiques et techniques qui peuvent orienter les vies de tous et la vie en société.

Passons sur le fait qu’il n’y a jamais eu autant de stagnation matérielle de la masse des peuples et autant d’affaissement dans la misère dans les pays riches eux-mêmes, alors que les richesses financières n’ont jamais été aussi grandes.

Pointons ici que d’autres richesses, les richesses de savoirs, largement issus des sciences et techniques, n’atteignent la grande masse des gens qu’après que ces savoirs aient été filtrés et présentés à fins d’influences. Sinon, c’est aussi la pauvreté quant à ces savoirs. Les gens du peuple qui font masse, sont ainsi rendus dépendants des fabricants et possédants de savoirs, proches ou les mêmes que les possédants de richesses financières.

Pointons aussi que peu de gens se rendent compte que la dépendance des peuples et des gens à changé de nature. La dépendance physique au travail (on peut aussi penser à l’esclavage), est devenue largement une dépendance psychique, au travail comme dans tous les secteurs de la vie. On peut penser ici à l’influence de la TV, et aussi constater dans notre foyer, par exemple sur nos étagères, nos dépendances de consommateurs tirés en avant par le marketing.

Ainsi, ceux qui savent et sont riches imposent leur pensée et mettant en soumission -librement consentie !- les dépendants et les «pauvres d’esprit» (qui peuvent aussi être riches en argent !). C’est le formatage organisé des esprits. Et les sciences et techniques, par notamment leur large inféodation au pouvoir, et aussi de par leur incroyable vitalité, issue en final du struggle for life mondialisé, participent à cette mise en dépendance généralisée.


L’enjeu individuel est que chacun, exerçant son libre-arbitre de personne émancipée, ait le sentiment de participer à son destin et au destin commun, par son implication démocratique dans les choix scientifiques et techniques cruciaux.

L’enjeu individuel est aussi que chacun soit instruit a minima sur cette seconde nature qui nous environne, technologique, créée par l’homme : que chacun se retrouve «bien-pensant» devant les objets, les sujets, les projets et les trajets effectifs de vie, de plus en plus technologiques, qui prolongent de plus en plus au quotidien ses seules capacités proprement humaines. Que personne ne soit devant son quotidien technologique comme une poule qui a trouvé un couteau !


La taille de l'enjeu de ces enjeux -l'humain d'abord-, le contexte crucial d'époque -dont on peut penser qu'il met l'homme lui-même en danger-, et l'héritage scientifique et technique tel qu'il est -qui a aussi contribué à cette situation critique- imposent a priori d'aller avec une prise de recul et avec détermination, dans la profondeur de la réflexion sur l'état actuel des sciences et techniques et sur leur probable contribution future si elles continuent sur leurs lancées.
Si l'on veut asseoir une orientation nouvelle, ancrée dans l'humain, il s'agit de s'assurer que les assises des diverses sciences et techniques soient compatibles avec les assises de cet humain d'abord !

C'est dans ce dernier cadre de pensée que je me suis efforcé de contribuer jusqu'à ce jour au défrichage du terrain de travail de cet atelier.

Patrick Banuls, le 29 octobre 2012


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum